La régularité du charbon légal sur le marché de Maroua garantie

De fin-mai à fin juin 2022, les populations de Maroua et de ses environs peuvent accéder au charbon légal issu des rebuts de scieries de l’Est, grâce à une campagne organisé par le programme Forets/Environnement du MINFOF et du MINEPDED. Cette campagne pose les bases de l’approvisionnement continu du septentrion en charbon légal.

L’accès des populations de la Région de l’Extrême-Nord aux alternatives durables au bois-énergie ainsi qu’au charbon illégal est désormais effectif.

Une campagne de promotion et de sensibilisation des communautés du septentrion camerounais sur les atouts que représente l’accès au charbon légal, lancé ce 27 mai 2022 ouvre la voie à l’approvisionnement continue des populations de Maroua en charbon légal issus de rebuts de bois de scieries de l’Est.

L’opération prévue pour une durée d’environ un mois vise à écouler dans l’enceinte de l’antenne du Service d’Appui aux initiatives Locales de Développement (SAILD) à Maroua, un minimum de 750 sacs de charbon légal. C’est aussi l’occasion d’affiner les stratégies d’un approvisionnement régulier du marché à travers notamment, la mise en relation des grossistes locaux préalablement identifié, avec les charbonniers de la Région de l’Est.

Le charbon commercialisé est fourni par la Centrale de Collecte et de Commercialisation du Charbon de Bois de scierie (C4B) basée à Mandjou dans l’Est du Cameroun. Ce groupe d’intérêt économique bénéficie d’un appui accordé dans le cadre du Programme Foret/Environnement (ProFe) conjointement piloté par le Ministère des Forets et de la Faune (MINFOF) et le Ministère de l’Environnement de la Protection de la Nature et du Développement Durable (MINEPDED). La campagne est conduite avec l’appui technique et financier de la GIZ et la participation du SAILD.

La production illégale du charbon contribue à une dégradation accélérée des ressources naturelles et une diminution considérable des surfaces de savanes boisées de la Région de l’Extrême-Nord. La pratique observée notamment au sein des espaces protégés comme le parc National de Waza, peut également favoriser un conflit hommes-faunes, avec des risques d’attaques des humains par des Pachydermes.

Abbo Mohamadou

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