Les déplacés et populations locales de l’Extrême-Nord bénéficient d’intrants

Au total 2000 déplacés et populations locales ont bénéficié de 17 tonnes de semences de sorgho, maïs, soja, de Niébé et du matériel agricole constitué des charrues, pelles, pioches, brouettes, houes, machettes et cordes.

Les populations de 10 villages des Communes de Ndoukoula, Mindif, Gazawa et Moutourwa, ont bénéficié pour le compte de la campagne agricole 2020, d’un appui en outils agricoles, semences et en techniques culturales innovantes. Encadrés par le projet dénommé « Sécurité alimentaire et accès à l’eau pour les populations en mouvement et les communautés d’accueil  dans les Départements du Mayo Kani et du Diamaré – Extrême Nord Cameroun », ces populations améliorent désormais leurs pratiques agricoles et développent par la même occasion une meilleure résilience aux crises humanitaires et aux effets néfastes des conditions météorologiques. Leurs capacités de production ont été renforcées par un appui conjoint de l’ONG SAILD et l’ONG italienne AVSI et la fondation Bethleem de Mouda, grâce à un financement de l’Agence Italienne de Coopération et de Développement. Les bénéficiaires ont reçu  un encadrement technique des agents du SAILD grâce aux formations théoriques et pratiques dispensées au sein de 20 Champs Ecoles Paysans (CEP) dans lesquels sont vulgarisées des techniques agricoles innovantes et des pratiques agro-écologiques à intégrer aux systèmes de culture des producteurs.

Un encadrement adéquat

Pour faciliter l’accès à l’eau pour le développement des cultures, huit puits ont été réhabilités dans les villages concernés par le projet. D’après les producteurs, l’appui apporté par le SAILD et ses partenaires s’avère d’une importance capitale dans la conduite de la campagne agricole 2020. Dans la Commune de Gazawa, les bénéficiaires se réjouissent d’exploiter désormais des parcelles plus grandes et d’accéder enfin à des intrants de qualité. « Autrefois, nous ne disposions pas de matériel adéquat nous permettant d’exploiter des grandes superficies et assurer des récoltes susceptibles de couvrir nos besoins alimentaires. Avec ces techniques, je suis parti 1 ha à 2», confie Vagaï Moukouba, bénéficiaire dans la localité de Bankara.

Lancé en avril 2020, les effets de l’application des pratiques innovantes ne se sont pas fait attendre. A Yola Maliki, dans le Diamaré, l’évolution des cultures présage des moissons nettement meilleures que celles des années précédentes. « Sur les conseils des agents du SAILD, nous avons mis à profit la fumure organique, nous avons pratiqué le semis en ligne et nous avons associé nos culture à des plantes restauratrices du sol, telles que le Moringa, le soja et le pois cajan. Ces pratiques constituent pour nous des innovations et elles portent des fruits. Nos cultures se développent mieux que d’habitude», se réjouit Blaise Kedkola.

Les prochaines phases de ce projet dont la fin est prévue pour septembre 2021, prévoient le l’appui à la mise en œuvre d’activités génératrices de revenus, la mise en place des entrepôts de stockage pour la sécurité alimentaire, la création de jardins potagers avec accès à des puits d’irrigation, la création de pépinières de démonstration de plantes forestières, d’arbres fruitiers pour la vulgarisation des vergers familiaux.

Abbo Mohamadou

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