Les grands pôles de commercialisation de la pâte de manioc

De par son importance économique grandissante, la pâte de manioc a réussi à se tailler une place parmi les spéculations à fort potentiel économique. Sa notoriété est désormais établie au-delà des frontières des zones rurales.

A Yaoundé, capitale du Cameroun, on connaissait la vente du manioc en tubercules. Depuis quelque temps, il faut compter avec la pâte de manioc.
Les points de vente de pâte sont les marchés de Mvog-Mbi, Essos et Mokolo. Dans le centre urbain, on trouve ce produit très tôt le matin  au petit marché dit Pont de la gare.
La pâte de manioc vendue sur ces marchés provient des localités environnantes de la région du Centre tels Ngoumou, Eséka, Makak, Obala, Batschenga et Akonolinga. Les acheteurs sont les détaillants, les transformateurs et les restaurateurs.
Les usages de cet ingrédient sont multiples. Il sert à fabriquer le bâton de manioc très consommé en Afrique Centrale, à produire de la farine de manioc pour le foufou, le gari ou tapioca, et même de l’amidon.

Douala, plaque tournante

A Douala, se trouve le plus grand marché da la pâte de manioc au Cameroun. Ce lieu jouxte le marché central de la  capitale économique au lieu-dit « marché des chèvres ». C’est une véritable plaque tournante ouverte de jour comme de nuit pour le négoce de la pâte de manioc.
Le produit qui est y est vendu provient essentiellement du Littoral, plus précisément de la zone du Moungo. Ce marché ravitaille toute la côte littorale, et les pays voisins comme le Gabon et la Guinée Equatoriale.
L’éventail des acheteurs est sensiblement le même que celui de Yaoundé, auxquels il faut ajouter les agro-industries locales.
En dehors du marché central de Douala, le petit marché de Bassa par Ndokoti est aussi un lieu d’écoulement de la pâte de manioc.
Au-delà de tous ces marchés permanents des grandes villes, les acheteurs acquièrent aussi ce produit dans les marchés périodiques de la zone du Moungo (Penda- Mboko, Melong, Baré) et même directement à des coopératives qui collectent la pâte de manioc auprès de leurs membres.
Le manioc a de beaux jours devant lui. Sa consommation s’accroît au jour le jour.

Source : LVDP N° 247 – Décembre 2011

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