4000 bénéficiaires du projet Filets sociaux à Kousseri et Fotokol

A l’issue de la capitalisation de la phase III du projet Filets sociaux mis en œuvre au Cameroun sur financement de l’Association Internationale pour le Développement (IDA), on retient que 4000 personnes ont été gratifiées à Kousseri et Fotokol.

Au terme des deux premières phases de sa mise en œuvre en 2016 dans les communes de Mokolo, Moulvoudaye, Mayo Moskota et Zina où 8000 bénéficiaires ont été recensés, le projet Filets sociaux s’est déployé en 2017 pour sa phase III dans les municipalités de Kousseri et de Fotokol à l’Extrême-Nord.

Ce projet qui s’attaque à la pauvreté chronique, surtout en période de soudure, accompagne les bénéficiaires à réaliser divers Travaux à haute intensité de main d’œuvre (THIMO) dans leur environnement et sont payés pour leurs prestations.

Routes, mares et digues réhabilitées

Ainsi, cette année à Kousséri et Fotokol, 312 millions de francs CFA ont été distribués à 4000 bénéficiaires directs parmi lesquels, 2416 hommes et 1584 femmes. Les travaux effectués par ces bénéficiaires portaient sur plusieurs secteurs dont la réhabilitation des routes, l’assainissement des voiries et le curetage des caniveaux.

Boniface Bedoum, l’un des bénéficiaire à Kousséri, par ailleurs président du comité de gestion des travaux de réhabilitation de la digue de protection du quartier Ardébé contre les eaux du Logone, explique: «La digue qui servait en même temps de route, s’était rétrécie. Quand l’eau passait, on ne pouvait plus y circuler. L’eau se dirigeait vers le quartier et les habitations étaient menacées. Grâce au projet Filets sociaux, nous avons renforcé cette digue avec des sacs remplis de terre prise sur place. Maintenant, tout le monde est content. En plus, nous avons été payés pour ce travail.».

A l’instar d’Ardébé, la localité de Waflam qui relève de la commune de Fotokol a été retenue comme site bénéficiaire du projet Filets sociaux. Ici, c’est une mare pastorale qui a été curée. Salé Djibril, une des personnes ressource de ce microprojet affirme: «Ceux qui ont curé la mare se sont enrichis. Une activité de pêche s’est mise en place après qu’elle ait été nettoyée et elle rapporte bien aux bénéficiaires.»

Les populations en redemandent

Même si désormais, les activités du projet filets sociaux ont pris fin dans les communes de Kousséri et de Fotokol, le sentiment général qui se dégage est celui de la fierté d’avoir œuvré pour sa communauté, tout en profitant d’une rémunération.

Les bénéficiaires en redemandent et l’expriment. «Ce projet nous a fait du bien. C’est avec l’argent gagné aux Filets sociaux que j’ai tôlé ma maison.» Confie Bedoum Boniface.

Abouna Yaya, président du comité de gestion des travaux de construction de la digue de Belguede rajoute: «Quand je me rends au village maintenant, les gens m’accueillent comme si c’est le coordonnateur du projet Filets sociaux qui arrivait, parce qu’ils sont contents de ce que ce projet leur a apporté.»

Yves Djigamro, bénéficiaire à Kousséri va plus loin et formule une demande à l’intention des initiateurs du projet: «Nous voulons encore du travail. S’il y a du travail, nous allons le faire. J’étais un menuisier sans matériels, mais depuis que j’ai participé aux travaux du projet et gagné 62 400 francs, j’ai acheté mon matériel de travail. Il faut que ce projet revienne.»

Abbo Mohamadou

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