Les populations de Mbeth 2 dans la région de l’Est-Cameroun ont bénéficié de la diffusion des connaissances en Agroécologie par des multiplicateurs dont le renforcement de capacités a été facilité par le SAILD. C’était au cours de cinq sessions de réplications qu’a initié l’ONG le 24 février 2025.
Mbeth 2 est un village située dans l’arrondissement de Diang, département du Lom et Djérem dans la région de l’Est-Cameroun. Le Service d’Appui aux Initiatives Locales de Développement (SAILD) y a précédemment facilité le renforcement des capacités de 24 personnes en agriculture biologique et en agroécologie. Six (06) modules y avaient été abordés, notamment la production et la gestion d’une banque de semences paysannes, l’élevage des hannetons, la culture en sacs, la production de biofertilisants et bioinsectifuges, l’enrobage des semences et la conservation des semences avec les rafles de maïs.
La finalité de cette activité du SAILD étant de capacités ces 24 participants à endosser pleinement le rôle de « multiplicateurs », soit de transmettre les connaissances acquises à d’autres personnes de leur entourage.
04 produits de connaissances transmis
A cet effet le 24 février 2025, une équipe du SAILD a distribué des kits de réplications, dont des seaux, des machettes, des microorganismes efficaces (EM) et des sacs aux 24 multiplicateurs capacités afin qu’ils partagent efficacement les connaissances acquises. Au cours de cette journée, l’organisation a également supervisé la première session de réplication en collaboration avec le maître formateur.
Selon ce dernier, en charge de la supervision des sessions de réplication, l’initiative a été bien accueillie dans la localité de Mbeth. « Au terme des ateliers, 04 produits de connaissances ont été répliqués auprès d’une centaine de participants dont plus de 40 femmes ; en cinq sessions de réplication. Les profils de participants étaient divers : de petits producteurs, de simples paysans, des commerçants et bien d’autres. Au cours des ateliers, chaque multiplicateur s’est individuellement exprimé sur une pratique agroécologique (produit de connaissance) devant un minimum de quinze participants puisque dans certains groupes, nous sommes allés au-delà de 25 participants », a fait savoir Kevin Boucheke. Toutefois, les populations ont exprimé des besoins en formation supplémentaires et ont signifié leur engagement à appliquer les pratiques agroécologiques reçues.
En rappel, l’ONG SAILD est un acteur impliqué dans la diffusion des connaissances en agriculture biologique et en agroécologie dans le cadre du projet Centre de Connaissances pour l’Agriculture Biologique et l’Agroécologie en Afrique (CCAB).
- Sharon Maché


