Un séjour de travail entre des membres du Centre de Connaissances pour l’Agriculture Biologique et l’Agroécologie en Afrique (CCAB) s’est tenu du 23 au 25 octobre 2024 à Yaoundé.
Echanger sur une stratégie de mise en œuvre de micro-interventions afin de mieux vulgariser les connaissances agroécologiques au Cameroun était l’objectif de cette rencontre. Y ont pris part Jouhaina Riahi, consultante du Pôle de Connaissances de l’Agriculture Biologique en Afrique du Nord (PCAN) et des organisations membres du Pôle de Connaissances de l’Agriculture Biologique en Afrique Centrale (PCAC), dont le Service d’appui aux Initiatives Locales de Développement (SAILD), le Centre Polyvalent de Formation de Mbandjoun (CPF) et l’INADES-Formation Cameroun (Institut Africain pour le Développement Economique et Social).
Au centre des trois jours de concertation, une réunion d’échange tenue le 24 octobre. Le concept de ‘’micro-intervention’’ a été passé en revu avec comme cas pratiques l’expérience tunisienne et des succès story de multiplicateurs. Selon Jouhaina Riahi, « les micro-interventions visent à diffuser des connaissances et à répliquer auprès des communautés les savoirs faire et les expériences locaux sur l’agroécologie et sur l’agriculture biologique » a confié l’experte en micro-intervention.
Primer l’excellence dans l’agriculture biologique
L’autre point majeur des discussions était l’appui financier prévu pour la mise en œuvre des activités consignées dans la micro-intervention. « Une somme de 400.000F CFA sera octroyée aux multiplicateurs en guise de soutien sous deux formes. 300.000F CFA pour les activités et 100.000F CFA pour l’organisation d’une journée porte ouverte où les multiplicateurs présenteront leurs savoirs faire », a détaillé Jouhaina
Les attentes derrière ce nouveau plan d’action élaboré dans le cadre de l’Extrant B du projet KCOA-CCAB (Centre de connaissances pour l’agriculture biologique et l’agroécologie en Afrique) ont été clairement définies. « Nous voulons que la transmission des connaissances agroécologiques prenne de l’ampleur pour permettre à l’agroécologie et l’agriculture biologique de gagner du terrain au Cameroun. Les micro-interventions sont donc des systèmes d’appui pour primer l’excellence dans l’agriculture biologique et l’agroécologie », a déclaré Marie Pauline Voufo, Point focal du projet CCAB/PCAC. Par ailleurs « le but de ces micro-interventions est de mieux vulgariser les connaissances agroécologiques au Cameroun car elles commencent par la formation du producteur et se terminent par la diffusion des connaissances apprises », a-t-elle poursuivit.
Au lendemain de l’atelier sur la mise en œuvre des micro-interventions au PCAC, Jouhaina RIAHI a effectué deux importantes visites auprès de multiplicateurs bio et agroécologiques encadrés par le SAILD et INADES FORMATION. Les descentes chez Nathalie Ladem, productrice et transformatrice bio à Nyom et à la Ferme agro-piscicole d’Esse (FAPE) ont permis à la consultante, d’apprécier l’investissement des opérateurs locaux dans le développement d’une agriculture saine. Au terme de sa mission au Cameroun, l’experte tunisienne a salué l’engagement des organisations membres du PCAC dans la promotion du bio et de l’agroécologie dans le pays malgré le vide juridique encore observé sur cet important secteur.
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