EST-Cameroun : Plus de 100 bénéficiaires des formations agroécologiques suivis

Le SAILD a procédé du 24 au 29 juin 2024 au suivi des paysans bénéficiaires des formations en techniques de production agroécologiques dans les villages Tête d’éléphant, Liguim et Lom 1 dans l’Est-Cameroun.

Afin de suivre les activités de production agroécologiques pratiquées dans les exploitations agricoles des communautés locales riveraines au Parc National de Deng Deng (PNDD) bénéficiaires du projet OC-Deng-Deng dont l’un des objectifs est de renforcer les systèmes d’agriculture des communautés avec les pratiques agroécologiques, le Service d’Appui aux Initiatives Locales de Développement (SAILD) a passé six (06) jours aux côtés des populations des villages Tête d’éléphant, Liguim et Lom 1, dans le département du Lom-et-Djerem dans l’Est-Cameroun. Pendant ce séjour, 109 bénéficiaires de la formation en techniques de production agroécologique ont été évalués afin de voir leur niveau d’adoption des pratiques apprises.

Des pratiques agroécologiques intégrées

Il en ressort un bilan prometteur. Les techniques de production agroécologiques enregistrées dans ces exploitations agricoles sont l’association culturale, l’agroforesterie, la culture sur les billons permanents et l’utilisation des bio-insectifuges. « J’ai pulvérisé le bio-insectifuge fabriqué à base de piment dans mon champ de maïs attaqués par la chenille légionnaire comme il nous avait été recommandé. Après une pulvérisation, la maladie a été stoppé et les plantes de maïs en champ ce sont mieux développés comparé aux années antérieures », affirme Moussa Pierre bénéficiaire au village Tête d’éléphant.

Tout comme lui, trois autres bénéficiaires des villages Liguim et Lom1 ayant utilisés l’insectifuge ont déclaré avoir obtenu le même résultat. Cependant, la technique de production d’un fertilisant organique par la technique de vermicompostage n’a pas été adoptée dans ces communautés à cause de la faible production en déchets organiques par les ménages, ajoutés à cela, le découragement des populations qui disent avoir des sols fertiles. Quant à la culture sur les billons permanents, bien qu’elle ait été enregistrée, elle reste cependant faiblement pratiquée et seuls les propriétaires des parcelles agricoles où a été faite la démonstration l’ont adopté.

Dans l’ensemble des trois villages, les techniques de production agroécologiques se mettent peu à peu en place et seront d’ici quelques années les techniques de production dominantes dans ces localités. Un constat satisfaisant pour Aristide Tchounkeu, responsable agricole du projet OC-Deng Deng, dénommé « optimisation de la conservation du Parc National de Deng Deng à travers le renforcement des capacités des communautés locales riveraines sur les pratiques agroécologiques » initié par le SAILD sous financement de l’UICN à travers le programme BIOPAMA.

machesharon1@gmail.com

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