Du 01er au 14 mars 2025, 20 enquêteurs dont 09 femmes ont été formés dans les antennes Maroua et Bertoua du SAILD. C’était en prélude en une enquête qui permettra d’évaluer le niveau d’appropriation de l’agroécologie dans les régions de l’Extrême-Nord et de l’Est Cameroun.
Le projet « AgroEcology+« mis en œuvre par le Service d’Appui aux Initiatives Locales de Développement (SAILD) vise à contribuer à la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations de l’Extrême-Nord et de l’Est Cameroun à travers la mise à l’échelle de l’agroécologie. Pour une meilleure prise en compte des besoins des populations dans ces régions, le SAILD a comme activité première une enquête sur le terrain.
A cet effet, une vingtaine d’enquêteurs dont neuf femmes ont été sélectionnés pour une collecte de données dans les deux régions ciblées. Pour un travail efficient, ces hommes et femmes ont vu leurs compétences renforcées au cours des ateliers de formation qu’à organisé le SAILD. Durant deux semaines, ils ont été capacités à la compréhension des indicateurs du projet, des concepts spécifiques aux approches d’agroécologie et des mécanismes de commercialisation de produits agroécologiques.
500 petits producteurs interrogés
Pour Kevin Boucheke membre de l’équipe projet, les parties prenantes ont été suffisamment outillées. « Il était impératif que ces enquêteurs prennent connaissance du projet dans sa globalité afin de travailler avec plus d’efficacité. Dans chaque région, la formation s’est déroulée sur deux journées, la première étant destinée à la présentation du projet, des objectifs de l’enquête ainsi que des questionnaires et des concepts clés qui y sont abordés » a-t-il détaillé.
Le second jour de formation a tout autant « permis de faciliter la prise en main des outils par les enquêteurs, en leur présentant les questionnaires dans KOBOCOLLECT », a-t-il ajouté. Le staff du SAILD a également vu ses compétences renforcées pour un suivi efficace du déploiement des enquêteurs. Par ailleurs, des sessions de simulations ont été faites auprès de petits producteurs issus des localités visées afin de simuler les niveaux de difficultés auxquelles feront face les enquêteurs lors de la collecte de données.
Au total près de 500 petits producteurs et commerçants ont été interrogés et évalués sur leur perception des pratiques agroécologiques, des pratiques entrepreneuriales et des mécanismes de commercialisation de produits verts. La véritable collecte des données auprès des populations des régions de l’Extrême-Nord et de l’Est Cameroun devrait se faire dans les mois à venir.
- Sharon Maché


