Dix jours de suivi pour les riverains du PNDD

Du 1 er au 10 octobre 2024, le SAILD a effectué le suivi des activités de production agroécologiques, apicoles et de petit élevage dans les villages Tête d’Eléphant, Liguim et Lom1 dans l’Est-Cameroun.

Depuis le début de l’année 2024, le Service d’Appui aux Initiatives Locales de Développement (SAILD) a renforcé les capacités de plus de 200 paysans dans trois villages de l’Est-Cameroun. Ces populations riveraines au Parc National de Deng Deng ont été formées en agroécologie, en apiculture et en petit élevage des poulets villageois.

Du 1 er au 10 octobre 2024, l’organisation a effectué un suivi de ces activités mises en œuvre dans le cadre du projet « d’optimisation de la conservation du parc national de Deng Deng à travers le renforcement des capacités des populations locales riveraines sur les pratiques agroécologiques ». L’objectif était de faire l’état des lieux et vérifier le niveau d’appropriation des pratiques apportées à ces communautés.

A cet effet, une équipe conduite par Aristide Tchounkeu, ingénieur agronome au SAILD a passé dix jours dans les villages Liguim, Tête d’Eléphant et Lom 1 du département de Lom-et-Djerem. Elle a mené sur place des séances d’inspection des ruches colonisées ; des visites dans les exploitations Agroécologiques et dans les fermes d’élevage des poules.

L’agroécologie gagne du terrain

Le constat a été satisfaisant : « Nous sommes heureux des avancés sur le terrain. Les bénéficiaires exercent au moins une pratique agroécologique. L’association des graminées avec les légumineuses ainsi que l’Agroforesterie sont les plus adoptées », a confié avec joie Aristide. Selon lui, la pisciculture et le petit élevage de volailles ont également été bien appréhendés dans les trois villages.

Le miel, œufs et poussins produits apportent aux bénéficiaires une source de revenus non négligeable et contribuent à la sécurité alimentaire des ménages. « Après la formation, nous avons reçu des poules et coqs pour mettre en pratique. Aujourd’hui nous continuons de profiter des fruits de cet élevage qui nous permettent de gagner un peu d’argent ; en plus de la consommation des œufs », s’est réjoui un bénéficiaire.

Par ailleurs, l’ingénieur agronome a relevé un frein dans la production apicole. A-t-il dit « elle traine le pas à cause des ennemis naturels comme les termites, les fourmis et la fausse teigne qui troublent l’évolution des ruches ».

Cependant afin que les activités apicoles, agroécologiques et avicoles continuent de s’étendre dans ces localités, les bénéficiaires souhaitent davantage de formations en agroécologie, un appui technique continu ; et se regrouper en organisations paysannes pour pérenniser les pratiques acquises.

Partagez l'article sur

Facebook
LinkedIn
Twitter
Email
WhatsApp

Laisser un commentaire

Voir également

Triez par catégories

Partagez les articles

Accédez à notre newsletter

Et recevez continuellement et en exclusivité dans votre boite mail, les actualités du SAILD

NEWSLETTER

Abonnez-vous  et recevez gratuitement et en exclusivité dans votre boite mail, toutes les informations et activités du saild