Etude pour percevoir le niveau de bien-être des populations en zone forestière

Du 21 avril au 03 mai 2025, le SAILD a mis en œuvre une étude de référence dans 04 régions
du Cameroun.

Renseigner l’indicateur sur le bien-être des populations autochtones et des communautés locales est l’objectif de cette étude menée par le SAILD (Service d’Appui aux Initiatives Locales de Développement). La collecte des données a été faite dans 32 villages répartis dans les régions du Sud, de l’Est, du Littoral et du Centre Cameroun. Durant une dizaine de jours, il était question pour 02 équipes d’enquêteurs de six membres chacun recrutés et formés à cet effet de faire des entretiens dans 20 ménages de chaque village. Ceci sous la conduite de deux chercheurs du SAILD dont Fabrice Kengne et Aristide Tchounkeu Nyamsi.

L’enquête d’une durée de trente minutes par ménage consistait à poser des questions simples sur les biens que possèdent les enquêtés et sur les services auxquels leurs ménages ont accès dans les localités. Aristide fait l’état des lieux dans l’ensemble des villages : « Sur le plan de
l’assainissement on constate que les populations n’ont plus accès à l’eau potable. Les points d’eaux aménagés dans la plupart des localités visitées ne sont plus fonctionnels. Les centres de santé existent très peu et quand bien même ils existent il n’y a aucun plateau technique, pas d’infirmiers », détaille-t-il.

Difficultés d’accès à l’éducation

Par ailleurs, confie-t-il, la quasi-totalité des villages ont des écoles mais la plupart ont un cursus incomplet et n’ont pas d’infrastructures avec au maximum un instituteur d’Etat ; « les peuples autochtones, les Baka, n’ont presque pas accès à l’éducation ». « Il n’existe presque pas de point de ravitaillement en denrées de premières nécessités dans les localités. Ces derniers n’ont pas accès à l’électricité. Les communautés ont pour activités principales l’agriculture, la petite chasse, la cueillette et le ramassage », poursuit Aristide.

Selon les chercheurs du SAILD, les descentes sur le terrain font suite à un processus enclenché
depuis des mois. « Nous avons pris des dispositions afin qu’au préalable l’activité soit
présentée aux autorités administratives et traditionnelles de chaque localité, notamment le
sous-préfet de chaque arrondissement et le chef de chaque village ». « Nous avons également effectué des discussions de groupe quelques semaines avant au sein des ménages sélectionnés.
Nous comptons les ménages polygames, les ménages monogames, les ménages des veuves, des femmes célibataires, des populations autochtones, et les ménages des personnes ayant un handicap », ont-ils conclu.

Cette activité s’inscrit dans le cadre du projet Forests, People, Climate (FPC) financé par Climate and Land Use Alliance (CLUA) avec l’accompagnement de World Ressource Institute (WRI).

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