Le Parc National de Deng Deng, un joyau écologique

Le Service d’Appui aux Initiatives Locales de Développement (SAILD) a produit un documentaire qui met en lumière les atouts et les défis du Parc National de Deng Deng, situé dans la région de l’Est-Cameroun.

Le long métrage d’une durée de treize minutes sorti en Novembre 2024, présente l’aire
protégée comme un joyau et une richesse naturelle inscrite dans le patrimoine camerounais.
Le Parc National de Deng Deng (PNDD) couvre une superficie de 68.264 Hectares dans la région de l’Est-Cameroun. Il a été créé en 2010 dans le but de préserver les ressources naturelles et restaurer l’équilibre écologique perturbé par les projets d’infrastructures dans la région. « Dans le PNDD, il y’a les espèces fars comme l’éléphant, le chimpanzé, le gorille, le sitatunga et le pangolin géant. On en retrouve d’autres : les potamochères, les hylochères etc…», a énuméré tout émerveillé Jean Josselin Meka, conservateur du Parc de Deng Deng.
 Il offre également une végétation variée avec de vastes forêts denses dans les parties centrale et sud ; et des savanes dans le nord.

Le Parc compte en périphérie dix-neuf villages dont les populations dépendent fortement des ressources naturelles pour leurs activités de subsistance. C’est l’une des menaces qui pèsent sur l’aire protégée exposée dans une séquence du film. « Avec la population que compte le village, nous n’avons pas une zone où nous pouvons faire nos cultures. Le parc est venu nous faire sortir d’une grande partie de nos parcelles et aujourd’hui nous n’avons plus de terres cultivables ; nous sommes obligés de violer les limites du parc », a révélé Pierre Garba, Chef de village Lom 1.

Par ailleurs le documentaire met l’accent sur d’autres problèmes qui pourraient compromettre la conservation du PNDD à long terme. Notamment, « l’expansion des activités agricoles motivée par la croissance démographiques des villages voisins ; la déforestation illégale causé par le besoin des terres cultivables et le bois de chauffe ; la faiblesse des ressources financières et humaines dédiées à la gestion du parc entravant parfois la mise en œuvre efficace des mesures de protection et l’exploitation non contrôlée et illégale des ressources naturelles ».

Une mobilisation collective s’impose

Pour pallier à cela, des mesures sont mises sur pied par le ministère camerounais des forêts et de la faune appuyé par certaines organisations nationales et internationales. Parmi lesquelles le SAILD qui durant dix-huit mois a œuvré à mettre en œuvre plusieurs actions visant à limiter la déforestation et la dégradation du PNDD dans 3 villages riverains dont Tête
d’Eléphant, Liguim et Lom 1. Ces actions sont entre autres la mise en place des Comités
Riverains de Gestion Participative pour renforcer la participation des communautés locales à
la conservation du PNDD, la mise en place des pratiques agroécologiques pour réduire
l’expansion des cultures à l’intérieur du PNDD, la restauration de 7000 arbres forestiers et fruitiers, la mise en place des activités génératrices des revenus pour diversifier les sources de revenus des populations.

Cependant au vue de l’importance des localités riveraines au Parc, au total dix-neuf, ces initiatives semblent insuffisantes pour la pérennité des actions de conservation et pour résoudre tous les problèmes auxquels fait face le Parc National de Deng Deng. Une séquence a été mise à profit, dans le but de vulgariser des perspectives de solutions. On y relève entre autres, l’implication massive des populations riveraines aux efforts de conservation ; le renforcement des infrastructures de surveillance et de gestion du parc ; l’intensification des programmes de sensibilisation des communautés locales et la promotion d’un tourisme écologique responsable. Des réalisations qui d’après le documentaire sont possibles grâce une coopération entre les communautés locales, les autorités et la communauté internationale. Le film du PNDD invite donc tous les acteurs concernés à une mobilisation collective :
« Agissons ensemble dès maintenant pour que le Parc National de Deng Deng continue de témoigner notre détermination à préserver le patrimoine naturel du Cameroun ».

Partagez l'article sur

Facebook
LinkedIn
Twitter
Email
WhatsApp

Laisser un commentaire

Voir également

Triez par catégories

Partagez les articles

Accédez à notre newsletter

Et recevez continuellement et en exclusivité dans votre boite mail, les actualités du SAILD

NEWSLETTER

Abonnez-vous  et recevez gratuitement et en exclusivité dans votre boite mail, toutes les informations et activités du saild