Du 28 Septembre au 03 octobre 2025, le Service d’Appui aux Initiatives Locales de Développement (SAILD) a accompagné une quarantaine de bénéficiaires dans les villages Mansa, Hona et Kambo-Cassi de l’Est-Cameroun. L’ensemble des exploitations visitées, révèlent une forte implication des femmes en agroécologie.
Afin de poursuivre la formation des communautés locales engagées dans la mise en œuvre des techniques agroécologiques et évaluer la mise en pratique des enseignements, l’ONG SAILD a visité 48 exploitations de bénéficiaires dans les villages Mansa, Hona et Kambo-Cassi de l’arrondissement de Belabo, région de l’Est-Cameroun. A travers cette activité qui intervient un mois et demi après la formation en techniques de production agroécologique, il est question pour le SAILD de visiter les différentes parcelles des participants ayant reçu du petit matériel agricole et des semences pour la mise en pratiques des connaissances acquises.
Selon Aristide Tchounkeu, ingénieur agronome et responsable agricole du projet, les descentes sur le terrain révèlent une forte implication des femmes dans la mise en œuvre des activités agroécologiques. « Les résultats obtenus témoignent d’un engagement réel des bénéficiaires, notamment des femmes, qui se positionnent comme actrices majeures. Au village Mansa, 73% des exploitations agroécologiques visitées appartiennent à des femmes. À Hona, 92% sont à des femmes et à Kambo-Cassi, 84% de femmes sont propriétaires. C’est un atout important pour la durabilité des actions entreprises», a-t-il détaillé.
L’agroécologie en expansion dans les trois villages
Par ailleurs, les observations démontrent l’efficacité des formations dispensées aux bénéficiaires : « On note une bonne compréhension des principes de base de l’agroécologie, en particulier l’association des cultures et l’Agroforesterie, qui sont désormais largement adoptées dans les trois villages. Cependant, certaines pratiques essentielles, telles que l’application régulière du biofertilisant, du bio-insectifuge, ou encore le paillage, demeurent peu mises en œuvre », a déploré Aristide.
Néanmoins, ces communautés locales de Belabo en chemin vers la transition agroécologique font face à de multiples difficultés. « Le suivi des plantations a mis en évidence des défis persistants liés aux attaques de ravageurs, notamment la chenille légionnaire, à la faible fertilité des sols et aux dégâts causés par les animaux domestiques. D’où la nécessité de renforcer les mesures de protection des cultures et des plants d’arbres, ainsi que d’améliorer la gestion du pâturage et la coordination communautaire autour des sites de plantation », a reconnu l’ingénieur agronome.
Cette mission inscrite dans le cadre du projet « Restauration participative du paysage forestier du Parc National de Deng Deng», soutenu par le programme IKI Small Grants, ouvre la voie à un changement de comportement concernant les pratiques agricoles favorables à la préservation des forêts dont l’agroécologie.
- Sharon Maché


