Conservation du Parc National De Deng Deng : Les œuvres du SAILD en images

Plus de 200 riverains au Parc National de Deng Deng (PNDD) sont aujourd’hui indépendants des ressources naturelles de l’aire protégée dans la région de l’Est. C’est ce qui ressort du film de capitalisation du projet d’Optimisation de la conservation du PNDD conduit par le SAILD depuis mars 2023.

Quinze minutes ont suffi pour qu’images et sons retracent en parfaite symbiose les
réalisations du Service d’Appui aux Initiatives Locales de Développement (SAILD) dans le cadre du projet d’Optimisation de la conservation du Parc National de Deng Deng à travers le renforcement des capacités des communautés locales sur les pratiques agroécologiques ;
abrégé OC Deng Deng. L’organisation a œuvré de mars 2023 à novembre 2024 dans trois villages riverains au PNDD dont Liguim, Lom 1 et Tête d’Eléphant dans le département du Lom-et-Djérem dans l’Est-Cameroun. Il était question de renforcer les systèmes agricoles des communautés et leur permettre d’avoir des activités génératrices de revenus secondaires en vue de limiter la déforestation dans le parc.

Pour l’équipe du projet, ces objectifs ont été atteints. Les données le démontrent.
« Nous avons cartographié plus de 550 Hectares de parcelles à l’intérieur de l’aire protégée.
7.000 arbres ont été plantés soit 3500 arbres forestiers et 3500 arbres fruitiers autour des
villages situés à proximité du PNDD. Nous avons formé 109 bénéficiaires sur cinq pratiques
Agroécologiques, parmi lesquels 88 ont été appuyés en matériel agricole et en semences. 55 autres ont été formés au petit élevage de volailles dont 33 ont bénéficié de six poules et un coq pour chaque ménage. Nous avons formé 55 riverains en apiculture et 15 d’entre eux ont reçu un accompagnement en matériel d’apiculture et ruches à raison de cinq par village », a affirmé De Souza Feudjio Kengmo, ingénieure forestière, SAILD
Par ailleurs pour pérenniser ces actions, « le SAILD a mis en place des comités riverains de
gestion participative afin d’établir un cadre d’échange avec les populations pour discuter sur les compromis et la gestion de l’aire protégée. Il s’agit de mettre en place des actions de sensibilisation, d’accompagnement des communautés et de répression pour qu’elles restent
indépendantes des ressources de la forêt », a ajouté Clarisse Fombana, coordinatrice du projet OC Deng Deng.

Grande satisfaction pour les bénéficiaires

Pour les communautés riveraines, le projet a été d’une grande aide : « Avant je ne savais pas soigner les poules de façon écologique, la formation que j’ai reçu du SAILD m’a permis
d’apprendre à traiter mes sujets sans avoir besoin de recourir en pharmacie, en utilisant ce que j’ai sur la main localement et à moindre coût »,s’est réjoui Philippe AMIA, bénéficiaire exploitant avicole. De même, Esther Diza, agricultrice bénéficiaire à Lom 1 a avoué : « Le SAILD nous a appris comment produire les arbres fruitiers. On mettait les plants d’arbres dans des sachets. Puis on les arrosait, et progressivement ils ont commencé à donner des petites feuilles et lorsqu’il y’avait les mauvaises herbes nous enlevions ».

En effet, le Parc National de Deng Deng couvre une superficie de 68.264 Hectares dans la région de l’Est-Cameroun. Il compte en périphérie dix-neuf villages dont les populations
dépendent fortement des ressources naturelles pour leurs activités de subsistance. « A travers nos missions de suivi, nous avons constaté que le Parc est attaqué de déforestation et de dégradation. Nos recherches nous ont amené à comprendre que les principales causes de la
déforestation étaient liées aux activités agricoles menées par les communautés riveraines.
Surtout pour les villages situés à moins de trois kilomètres des terres protégées. Combiné à cela, ces communautés pratiquaient l’agriculture sur brûlis ce qui ne favorisait pas une gestion durable de l’espace qui leur a été conféré », a confié Clarisse.

Le projet initié par le SAILD a donc contribué à réduire les menaces qui pèsent sur l’aire protégée. « Nous avons pensé qu’Il fallait aider les communautés à trouver de nouvelles façons de produire sur de petits espaces et en respectant l’environnement. Nous avons donc opté pour la diffusion des pratiques agroécologiques. Elle a permis de réduire la pression agricole sur le PNDD, d’offrir des alternatives économiques et viables aux populations assurant ainsi une gestion plus équitable des ressources naturelles », a fait savoir Aristide Tchounkeu, ingénieur agronome, SAILD.

Le documentaire produit en novembre 2024 par le SAILD marque ainsi la fin du projet d’Optimisation de la conservation du Parc National de Deng Deng financé par l’UICN à travers le programme pour la biodiversité et la gestion des aires protégées (BIOPAMA).

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