Du 28 juillet au 4 août 2025, le Service d’Appui aux Initiatives Locales de Développement
(SAILD) a vulgarisé quatre pratiques agroécologiques dans les villages Kambocassi, Hona et
Mansa de l’arrondissement de Belabo dans l’Est-Cameroun.
L’agroforesterie, l’association culturale, la fabrication d’un biofertilisant à base de Tithonia et la fabrication d’un insectifuge à base de piment sont les techniques agroécologiques sur
lesquelles 90 paysans dont 71 femmes et une soixantaine d’hommes ont été formés dans les trois villages riverains au Parc National de Deng Deng. Les formations théoriques et pratiques dispensées dans chacune des localités avaient pour objectif, de renforcer les capacités des communautés locales en agriculture durable et en pratiques respectueuses de l’environnement.
Les modules d’enseignement ont été choisis en fonction des besoins des communautés et
selon les spécificités des localités ciblées. «L’agroforesterie consiste à associer les arbres fruitiers ou forestiers avec les cultures annuelles dans la même parcelle. Elle permet de réguler le cycle de la pluie et va contribuer à la sécurité alimentaire car les paysans aurons une large gamme de produits consommables», a expliqué Aristide Tchounkeu, ingénieur agronome au SAILD.
Selon le formateur, l’association des cultures (graminées et légumineuses) quant à elle, limite la propagation des maladies et ravageurs en enrichissant naturellement le sol et en réduisant la dépendance aux engrais chimiques. Par ailleurs, les séances pratiques ont permis aux bénéficiaires de maîtriser le matériel adéquat pour la fabrication de biofertilisants et d’insectifuges naturels, les dosages, le processus de fabrication et le mode d’emploi pour une efficacité optimale.
Une appropriation locale perceptible
Les activités menées ont démontré un réel intérêt et une bonne appropriation des communautés. Lucie Yaye, une bénéficiaire du village Mansa témoigne. « Depuis des années, je subis les désastres des chenilles qui mangent mes plantes de maïs sans que je ne puisse rien faire. Grâce à la formation, je sais comment lutter contre elles, en utilisant le piment que je pulvérise sur les plants», a-t-elle confié.
À Kombo-cassi, le Chef de village n’a pas manqué d’exprimer sa gratitude pour cette initiative. « Ma joie est immense ! La pauvreté va réduire dans ce village grâce à l’action du SAILD qui ne cesse de nous former. Avant, nous cultivions seulement ce que nous mangeons comme le maïs, le manioc, les arachides. Aujourd’hui, nous savons qu’en mettant les arbres fruitiers dans les champs, nous gagnons. Car leurs fruits nous donnerons de l’argent et nous permettrons de subvenir à nos besoins», a reconnu Simon Hamanda.
Les semences (de maïs, de haricot et les boutures de manioc) ; ainsi que le petit matériel agricole (pulvérisateurs à dos, machettes, houes, dabas, limes, paires de bottes et gangs) ont également été distribués à chaque bénéficiaire. Ainsi, ils sont bien équipés pour appliquer avec aisance les pratiques agroécologiques acquises durant ces formations initiées dans le cadre du projet « Restauration participative du paysage forestier du Parc National de Deng Deng», soutenu par le programme IKI Small Grants.
- Sharon Maché


