Une journée d’information s’est tenue le 16 juillet 2025 au Centre de la Promotion de la Femme et de la Famille de Yaoundé 5. Organisée par le SAILD, elle avait pour but de promouvoir la culture du champignon de manière biologique ainsi que sa commercialisation.
Comment produire un champignon de façon biologique ? Quels sont les préalables pour la culture du champignon (myciculture)? Quelles sont les techniques mises en œuvre pour la production et comment vendre son champignon ? Telles sont les questions qui ont meublé cette journée d’information qui a réuni environ 70 personnes.
La rencontre rythmée par divers exposés a permis d’inciter les participants non seulement à produire le champignon bio c’est-à-dire sans produits chimiques de synthèse, mais aussi à le commercialiser. « Le choix du champignon bio est important car l’alimentation des populations est de plus en plus influencée par des produits chimiques. Or, la culture du champignon fait partie des cultures qui sont issues des pratiques et de l’agriculture biologique », a fait savoir Appolinaire Tetang, chargé de la diffusion des connaissances.
De même, il était question de mettre à la disposition du public, les techniques de production du champignon bio. « Le cycle de production du champignon bio est assez court. En un mois, la récolte peut commencer. C’est une culture qui offre beaucoup d’opportunités d’investissement. C’est également une culture qui peut se pratiquer sur des petites espaces. Dans un coin de la maison on peut faire sa petite champignonnière et à n’importe quelle saison », a-t-il ajouté.
Pas d’intrants chimiques
Durant sa prise de parole, David Fodjo, expert en myciculture, a décliné les aspects à prendre en compte dans la culture du champignon bio. Notamment, la composition et la préparation du substrat, les semences du champignon ainsi que la mise en sachets. « La culture du champignon bio est une culture hors-sol non odorante, sans additifs chimiques. Elle permet de valoriser les résidus agricoles. La matière utilisée pour faire le substrat et le support de production viennent généralement de ces résidus », a-t-il affirmé. Selon l’expert, la culture du champignon contribue à améliorer la santé de l’homme. Elle est également une activité génératrice de revenus. « Comparé aux légumes comme les aubergines, carottes, concombres, choux ou gombos, le champignon est très riche en protéines. Il est de très bonne qualité avec la quasi-totalité des acides aminés indispensable à l’organisme » a-t-il ajouté.
Par ailleurs, les participants ont bénéficié de l’expérience d’une productrice de champignon bio. Des cas pratiques leur ont permis d’apprendre des compositions de substrats et traitement biologiques. Le substrat est la matière première dans la production du champignon bio. Il est constitué des rafles maïs, du son de blé, du son de maïs et de la chaud éteinte.
Cette journée d’information sur la culture et la commercialisation du champignon bio organisée par le Service d’Appui aux Initiatives Locales de Développement (SAILD), dans le cadre de l’extrant B du projet « Pôle de Connaissances pour l’Agriculture biologique et l’agroécologie en Afrique Centrale » (PCAC), était donc l’occasion d’encourager le grand public à produire à moindre coût tout en respectant l’environnement.
- Raïssa Fotio


