Le personnel du SAILD a été sensibilisé et formé sur les questions de genre. C’était du 11 au 12 mars 2025 à Mvolyé dans la ville de Yaoundé.
C’est dans une ambiance bon enfant qu’une vingtaine d’hommes et femmes, personnel du Secrétariat général et des antennes Maroua et Bertoua du Service d’Appui aux Initiatives
Locales de Développement (SAILD) a participé à l’atelier de formation sur le genre. Il était question pour eux de comprendre les concepts fondamentaux liés au genre afin de mieux prendre en compte le genre à l’intérieur de l’institution, dans la conception, la mise en œuvre et le suivi des projets et dans les relations avec les bénéficiaires des projets et les partenaires
techniques et financiers.
La rencontre de deux jours conduite par le cabinet « Pluriels Croisés« , spécialisé en genre, politiques publiques et autonomisation des femmes était marquée par des exposés interactifs, des exercices pratiques et des discussions de groupe. Au cours de la formation, plusieurs concepts clés de l’approche genre ont été minutieusement déroulés.
« Dans le cadre d’un appui à octroyer à des bénéficiaires, les contraintes spécifiques consistent à prendre en compte les besoins propres à chaque individu dans un groupe en
fonction de son âge, de son statut, de son sexe et de la situation de chacun. Il convient ensuite de donner à chacun selon ses besoins pour des soucis d’équité afin que tout le monde puisse
atteindre les objectifs fixés », a expliqué Pluriels Croisés.
Par ailleurs, d’après le cabinet, « la protection sociale consiste pour le SAILD, de s’assurer
que l’environnement de travail soit protecteur et sûr pour le personnel, pour les bénéficiaires et pour les partenaires ». L’organisation devra à cet effet élaborer un mécanisme de protection et de gestion des plaintes basées sur le genre contre les risques sociaux : VGB, sexisme, harcèlement sexuel, exploitation et abus sexuels, stéréotypes.
Une stratégie genre attendue
A l’issu de la formation, les parties prenantes sont conscients des enjeux d’inégalités entre les
hommes et les femmes dans divers domaines (professionnel, familial, santé, économie et
éducation). « Je pensais que le genre concernait uniquement les femmes. Mais cette formation m’a permis de comprendre qu’en fonction des situations il peut arriver que les hommes soient vulnérables. Ils auront donc besoins d’une attention particulière », a confié Aristide
Tchounkeu.
De même pour Pauline Voufo, cette formation est une plus-value. « J’ai compris la notion du genre transformatif qui consiste à remédier à tout ce qui désavantage les femmes et aux pratiques discriminantes généralement favorables aux hommes. Cette approche me sera d’une grande aide dans la mise en œuvre du Projet CCAB « Centre de Connaissances pour l’Agriculture Biologique et l’Agroécologie en Afrique Centrale » qui prend compte le genre », a-t-elle reconnue.
Le Secrétaire Général a par ailleurs exprimé la volonté d’affiner la prise en compte du genre au sein du SAILD. « Cet atelier de formation sur le genre est très importante pour le SAILD, qui a besoin en interne de développer les capacités et les compétences. Nos interactions vis-à- vis des tiers dont les bénéficiaires des projets que nous mettons en œuvre mais aussi les acteurs avec qui nous interagissons (les membres d’administrations, les fonctionnaires de l’Etat, les partenaires techniques et financiers) seront désormais emprunts de cette dynamique de genre », a déclaré Hozier Nana. Afin d’implémenter les acquis de cette formation, les axes stratégiques de la stratégie genre du SAILD a été définis de manière participative et un document qui définit une stratégie genre pour l’ONG est attendu.
Cette formation pour le renforcement institutionnel du SAILD s’inscrit dans le cadre du projet « restauration participative du paysage forestier Parc National de Deng Deng » financé par le
programme IKI Small Grants.
- Sharon Maché


