L’atelier continental sur l’agroécologie ouvert à Sagana, une ville du Kenya le 10 février 2025 avec la participation du SAILD, de La Voix Du Paysan et de la PROPAC pour le Cameroun, a pris fin le 14 février dernier par la présentation des priorités de l’Afrique en matière de plaidoyer pour l’agroécologie.
Au cours de la conférence de presse de clôture de l’atelier au Sagana Getaway Resort, 7 recommandations appelant les gouvernements et les autres parties prenantes à l’action, ont été présentées aux hommes et femmes des médias en anglais et en swahili.
Ces recommandations font suite aux 4 priorités définies au terme des 5 jours d’atelier comme devant nourrir le plaidoyer pour la prise en compte de l’agroécologie dans les programmes nationaux et pour la conquête de la souveraineté alimentaire des Etats.
Une soixantaine de participants représentant des organisations de la société civile de 19 pays d’Afrique Australe, de l’Est, de l’Ouest, du Centre et du Nord, réunis dans cet atelier du Kenya par Pain pour le monde (Allemagne), ont convenu de bâtir le plaidoyer en s’appuyant sur les acteurs à la base.
4 axes prioritaires à développer pour construire le plaidoyer sur l’agroécologie :
- Le partage des connaissances de paysans à paysans
- Les foires alimentaires et semencières agroécologiques
- La campagne régionale unifiée sur l’agroécologie
- La documentation et la communication dur les success stories en agroécologie.
Les acteurs ont pris l’engagement de continuer à travailler après Nairobi pour élaborer des plans d’action pour ces axes de travail et pour la mobilisation des ressources conséquentes.
- Rodrigue Kouang
Les 7 recommandations du Sagana, Kenya sur l’agroécologie aux gouvernements
- Les gouvernements doivent prioriser l’agroécologie en développant et en finançant des politiques qui soutiennent les petits agriculteurs, la souveraineté semencière et la production alimentaire durable.
- Suivre l’exemple du Sénégal : tous les gouvernements africains devraient allouer au moins 50 % de leurs budgets agricoles à l’agroécologie.
- Soutenir les systèmes semenciers gérés par les agriculteurs et rejeter le contrôle des semences par les entreprises.
- Placer l’agroécologie au cœur des programmes scolaires et de formation agricole pour doter les générations futures de pratiques agricoles durables et résilientes.
- Soutenir la recherche participative qui répond aux besoins spécifiques des petits producteurs.
- Promouvoir des solutions agroécologiques face au changement climatique pour renforcer la résilience et se protéger contre les fausses solutions comme le commerce du carbone.
- Célébrer et préserver les savoirs et pratiques agroécologiques indigènes.


