Les productrices de Makéné adoptent les pratiques agroécologiques

Une quinzaine de femmes productrices et transformatrices de Cacao de Makénéné dans la région du Centre misent sur les pratiques agroécologiques pour développer leurs activités agricoles. Le constat a été fait lors de la descente SAILD du 20 février 2025 pour évaluer leurs activités.

Pour améliorer leurs techniques agricoles et ainsi avoir de meilleurs rendements dans leurs plantations cacaoyères, une quinzaine de femmes donc l’âge va de 20 à 60 ans réunies au sein de l’association DYPADEL (Dynamique Participative pour le Développement Local) ont bénéficié d’une formation sur les pratiques agroécologiques. C’est une partie de l’appui octroyé par le Service d’Appui aux Initiatives Locales de Développement (SAILD) dans le cadre du projet  » Renforcement de la sécurité alimentaire par la promotion de l’agroécologie au Cameroun« , financé par Agroécology Fund.

Les cours sont hebdomadaires pour permettre à ces femmes de vaquer à leurs autres occupations. Ce jour c’est dans une plantation de cacao que les femmes rejoignent le maître formateur.

L’apprentissage se fait en langue locale. Madeleine Ngomi est l’une des apprenantes. Elle est propriétaire d’une plantation de deux hectares de cacao. Elle s’est lancée dans la culture du cacao sans formation préalable. « Depuis des années que je produis, je n’arrive pas à vendre 10 sacs de cacao par ans après toute la récolte par faute de connaissances », reconnaît la dame.

Des coûts de production réduits

Aujourd’hui grâce à l’appui, Madeleine maîtrise du bout de ses doigts de nombreuses pratiques agroécologiques. « Je n’achète plus les fongicides car j’ai appris à les fabriquer avec des intrants naturels. Il suffit de mélanger à de l’eau, l’ail, le savon noir et le piment rouge.  Depuis que je lave les tiges des plants de cacao avec cette solution, les fourmis ont réduit », fait-elle savoir.  Egalement, poursuit-elle « Auparavant j’utilisais l’herbicide pour rendre le champ propre ne sachant pas que ce produit chimique tue les racines pivotantes des plants de cacao. On nous a appris à défricher le champ et à utiliser les mauvaises herbes pour fabriquer l’engrais ».

En plus de maîtriser ces pratiques agroécologiques, Ariane Dinago a gagné confiance en elle grâce à la formation qu’elle a reçue. « Sans Dypadel et SAILD je ne me serais pas lancé dans cette activité. Je n’étais pas cultivatrice de cacao. La formation nous a permis de voir que même les femmes peuvent tenir la machette et être cheffe d’un champ de cacao », avoue-t-elle.

Les bénéficiaires ont tenu à exprimer leur reconnaissance à tous les acteurs qui ont permis qu’elles bénéficient de cet accompagnement. Elles n’ont qu’un souhait à présent, que des formations similaires soient multipliées pour leur permettre de produire un cacao de bonne qualité tout en respectant l’environnement.

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