Réflexion sur les droits fonciers à Yoko et à Nanga Eboko

Pour améliorer les connaissances sur le droit foncier et l’accès à la terre des populations dans les communes de Yoko et de Nanga Eboko dans le Centre-Cameroun, un atelier de présentation et de validation des messages à véhiculer s’est tenu le 05 septembre 2025 dans les locaux de la GIZ à Yoko.

Les problèmes fonciers dans les communes de Yoko et de Nanga Eboko sont marqués par l’insécurité foncière, les conflits entre villages et communautés riveraines, dues à une faible
diffusion des informations relatifs aux droits fonciers. Pour améliorer les connaissances des populations cibles sur la politique foncière responsable, le Service d’Appui aux Initiatives Locales de Développement (SAILD) a organisé un atelier de présentation et de validation des messages à transmettre lors de la mise en œuvre du projet « Promotion d’une Politique Foncière Responsable (ProPFR) » porté par la coopération allemande GIZ.

La rencontre a réuni les populations locales, les autorités municipales et administratives des arrondissements de Yoko et de Nanga Eboko. Selon Fabrice Kengne Fotso du SAILD, il était question durant cet atelier d’accroitre à la faveur des communautés locales, les connaissances et principes d’une politique foncière responsable. « Les cibles sont les petits exploitants agricoles, ensuite les autorités locales et les services déconcentrés. Nous souhaitons expliquer aux populations qu’en principe tout est prévu par la loi. Après cette campagne, il est attendu
que les populations démontrent une meilleure connaissance du cadre juridique », a-t-il
expliqué.

Pallier au manque de communication

Des messages élaborés en vue de la campagne de sensibilisation ont été présentés et discutés.
Sur place l’on pouvait lire : ″je respecte les différentes autorités chargées de la gestion des terres ; ma terre peut être menacée ; pourquoi je sécurise ma terre ? J’obtiens le document qu’il faut pour sécuriser ma terre ; je reconnais et respecte les catégories de terres existantes dans le village et les alentours afin d’assurer la tranquillité et la paix dans le village ; je cherche à savoir ce que dit la loi concernant la gestion des terres″.
Marc Ntanko, conseiller technique prévention et gestion des conflits fonciers au ProPFR à Yoko pense que les communautés manquent de communication et de planification environnementale, ce qui augmente l’insécurité foncière. « Les idées proposées sont
originales surtout au niveau des messages à passer. Le plus souvent les populations n’ont pas l’information et le niveau nécessaire pour comprendre les spécificités liées aux fonciers », a-t- il déploré.
En plus, « Les contenus présentés durant cet atelier ont été assez simple pour le petit paysan qui voudrait comprendre comment il devrait sécuriser sa terre au vue de la loi. Les conflits agropastoraux sont une thématique assez récurrente dans la zone, compte tenu de l’arrivée massive des transhumants », a-t-il conclu. Ensemble, les équipe du SAILD et de la GIZ ont validé ces messages pour une meilleure connaissance des terres en vue de leurs sécurisations.

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