Restauration du PNDD : Le temps de l’évaluation

Depuis 2025, les communautés riveraines au Parc National de Deng Deng (PNDD) dans la région de l’Est bénéficient d’un accompagnement du SAILD dans le cadre du projet de restauration participative des zones forestières dégradées du paysage forestier du Parc. Les populations des villages Kambo-Cassi, Hona et Mansa ont été formées aux actions de restauration telles que l’agroforesterie  et l’agroécologie. Du 23 au 27 février 2026, l’ONG a conduit des activités de suivi, dans ces localités de l’arrondissement de Belabo.

À environ 05 kilomètres du Parc National de Deng Deng (PNDD), s’étend le village Hona qui abrite un projet de restauration ambitieux. Au cœur de ce village, l’attention est vite retenue sur des sachets plastiques noirs, remplis de substrats fertiles, servant de supports à des plants d’arbres ensachés. Il s’agit des espaces de pépinière de jeunes arbres fruitiers et forestiers, aménagés avec soin par les communautés avec l’aide du Service d’Appui aux Initiatives Locales de Développement (SAILD). Afin de contribuer à la restauration des zones forestières dégradées dans ce village riverain au PNDD.

Paires de gants et de bottes enfilées, Aristide Tchounkeu ingénieur agronome et Kévine Weze ingénieure en aménagement forestier et faunique, sont là, pour veiller sur ces jeunes pousses. Leurs doigts experts palpent ces futurs arbres en pleine croissance. « Les feuilles ont une belle coloration verte. Signe d’un bel entretien », lance Kévine. Les deux ingénieurs en service au SAILD ont pour mission d’évaluer l’état des plants en pépinières communautaires et individuelles dans ce village. Durant cinq jours, ils poursuivent avec zèle la même activité dans les villages voisins Mansa et Kambo-cassi, connus pour leur proximité avec le parc. Les deux ingénieurs en service au SAILD ont pour mission d’évaluer l’état des plants en pépinières communautaires et individuelles dans ce village. Durant cinq jours, ils poursuivent avec zèle la même activité dans les villages voisins Mansa et Kambo-cassi, connus pour leur proximité avec le parc.

Selon eux, les résultats sont globalement satisfaisants dans les trois villages. « Les pépinières sont bien entretenues et présentent un bon développement. La progression est encourageante. À Hona, on note 6 nouvelles pépinières crées par les familles comme celle du président du comité de développement Mr. Roger ABOU qui dispose de 77 plants d’arbres fruitiers, ainsi que 05 autres familles du même village ont été recensés. À Mansa, on note la création de 4 nouvelles pépinières appartenant à 4 familles on y trouve des citronniers, manguiers et cacaoyers. Et à Kambo-Cassi, 16 familles ont créés de nouvelles pépinières comprenant des orangers, avocatiers, mandariniers et safoutier», fait savoir Aristide. Les plants d’arbres produits par les familles ainsi que par le SAILD seront intégrés dans les champs de maïs et de haricot des bénéficiaires au mois d’avril selon une approche agroforestière dans le but de renforcer la durabilité des exploitations.

Pour les populations bénéficiaires, ce projet intervient à un moment opportun où la déforestation gagne du terrain. « Pour cultiver la terre, nous avions l’habitude d’abattre les arbres jusque dans la forêt. Grâce à la formation, nous avons compris que cette pratique n’est pas bonne pour l’environnement, qu’il est de ce fait important de planter de nouveaux arbres car leurs fruits nous servirons pour la consommation et pour la vente», confie Mireille Taillo une bénéficiaire de Kambo-cassi », confie Mireille Taillo une bénéficiaire de Mansa. 

L’adoption des techniques agroécologiques, un défi

Par ailleurs, les visites de terrain se sont poursuivies dans les champs des bénéficiaires de ces trois villages de l’arrondissement de Belabo. Ceci afin d’évaluer l’appropriation des pratiques agroécologiques vulgarisées sur place. Selon Kevine Weze du SAILD, les échanges avec les populations révèlent une faible appropriation des pratiques agroécologiques. « Bien que l’utilisation des intrants agroécologiques tels que le purin de Tithonia et l’insectifuge au piment reste marginale,  l’association des cultures est fortement pratiquée», précise-t-elle. Dans le même temps, les champs ont été aménagés et sont prêts à recevoir les semis dès le début des pluies sous le regard expert de l’équipe SAILD.

Toutefois selon ces derniers, il demeure important de poursuivre l’encadrement technique en production des plants d’arbres en pépinière et l’adoption des pratiques agroécologiques favorables à la restauration rapide du couvert forestier dégradé afin de consolider durablement les acquis du projet.

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