SAILD implante l’aviculture moderne à l’Est

Les populations de Tête d’éléphant, Ligim et Lom 1 ont été formées aux techniques d’élevage moderne de volailles du 15 au 20 juillet 2024.

Le Service d’Appui aux Initiatives Locales de Développement (SAILD) était dans le département du Lom-et-Djerem, dans l’Est-Cameroun. En cinq jours, sa présence a valu la formation d’une trentaine de ménages (5 personnes en moyenne chacun) en techniques d’élevage moderne de volailles. « L’élevage consiste à choisir un animal, le loger, le nourrir, le soigner, le reproduire et exploiter le produit obtenu », c’est le message principal à retenir des cours théoriques dispensés par Francine Kigni. Dans les trois villages bénéficiaires, notamment à Tête d’Eléphant, Liguim et Lom 1, la consultante agropastorale a fait le tour de l’élevage.  

Toutefois, elle a insisté sur le choix de la race de poules pantalonnées qui donne  de meilleures performances. Ceci du fait de sa capacité à produire beaucoup d’œufs, et son importante masse de chaire comparé à la poule villageoise. Les conditions de logement et d’alimentation ; de protection sanitaire et médicale ; ainsi que les exigences de reproduction des volailles ont également été abordées.

251 Volailles distribuées

Au terme de la formation, les paysans bénéficiaires ont reçus le nécessaire pour mettre en pratique les acquis. 251 volailles dont 219 poules et 32 coqs ont été distribuées à 34 ménages. A raison de 06 poules et un coq chacun. De même du matériel d’élevage constitué des bassines et des abreuvoirs leur a été remis. 

C’est dans des poulaillers faits de matériaux provisoires que tous les participants ont procédé à l’installation de la volaille reçue. Un exercice pratique sous le regard expert d’Aristide Tchounkeu, Ingénieur agronome du SAILD. « Les objectifs attendus ont été atteints. Les participants ont une meilleure connaissance des techniques d’élevage des poules pantalonnées et sont aptes à exercer cette activité qui leurs donnera des revenus non négligeables » dit-il avec satisfaction.

En effet, dans cette région du pays, la majorité de la population recours à la chasse des espèces fauniques (espèces protégées, non protégées et partiellement protégée) dans le Parc National de Deng Deng pour combler leurs besoins nutritifs et financiers. La formation a donc pour buts d’améliorer les sources de revenus des ménages et de réduire la pression de la chasse exercée à l’intérieur de l’aire protégée.

Cette action du SAILD s’inscrit dans le cadre du projet d’Optimisation de la conservation du Parc National de Deng Deng à travers le Renforcement des Capacités des Communautés Locales riveraines sur les Pratiques Agroécologiques financé par l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) à travers le fond d’action du Programme pour la Biodiversité et la Gestion des Aires Protégées (BIOPAMA).

machesharon1@gmail.com

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