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SAILD milite pour un cacao durable sans déforestation au Cameroun

Un atelier d’appropriation et de réflexions de la société civile pour un cacao durable sans
déforestation au Cameroun a été organisé par le SAILD, du 16 au 17 mai 2024 à Yaoundé.

Améliorer la compréhension et harmoniser l’intervention de la société civile camerounaise sur les thématiques de zéro déforestation et du cacao durable, est l’objectif de cet atelier tenu du 16 au 17
mai 2024. Le Service d’Appui aux Initiatives Locales de Développement (SAILD) en tant que membre du Réseau de Promotion de l’Agroécologie au Cameroun (REPAC) a réuni à cet effet une trentaine d’organisations de la société civile et des organisations de producteurs, répartis en petits groupes de travail à l’esplanade de l’Hôtel Franco de Yaoundé.

Comprendre le processus cacao durable

Ainsi la première journée de travail marquée par des exposées détaillés, visait à mieux comprendre
et s’approprier le processus du cacao durable selon le Règlement Européen sur la déforestation et la dégradation des forêts (RDUE). En effet, la norme adoptée en 2023 par l’union Européenne et en
application dès le 31 décembre 2024, fixe l’interdiction de la mise sur le marché de l’UE, des produits qui causent la déforestation, notamment le cacao.

Gérardine Sonkoue Tchiadze, Directrice exécutive de la CONAPROCAM (confédération nationale des producteurs de cacao du Cameroun) pense que cette loi devra conduire à la mise en place de nouvelles modalités d’achats au niveau des producteurs : « cette nouvelle règlementation de l’UE permet certes au Cameroun de résoudre le problème d’augmentation des rendements sur des superficies très réduites. Mais en tant que représentants des producteurs, nous voyons une lourdeur
pour arriver à remplir les exigences de cette loi ; et nous sollicitons donc des discutions concrètes autour de la fixation du coût du cacao et que le prix d’achat du cacao sur le marché mondial prenne en compte ces mécanismes qui nous sont exigés ». a-t-elle déclaré.

Actions et stratégies concrètes

Par ailleurs, le jour suivant, cet atelier a permis de mettre en place certaines actions et stratégies
concrètes pour s’impliquer dans la filière cacao durable sans déforestation au Cameroun. De ce fait,
au niveau des petits producteurs de cacao, des mesures d’accompagnement pour leur évolution ont
été pensées au-delà des actions de plaidoyers au niveau des décideurs pour que leur voix puisse se
faire entendre. « Il est question de former et d’accompagner les petits producteurs de cacao car il
faut une production qui répond aux exigences de l’UE. Nous avons mis un accent particulier sur la
promotion des pratiques agroécologiques. Un travail de fond a été fait au niveau de la
reconnaissance du statut du producteur et des propriétés foncières sur lesquelles sont installées
leurs plantations.» détaille Marie Ba’ane, Directrice de l’organisation de la société civile APIFED
(appui à l’autopromotion et insertion des hommes, des femmes, des jeunes et désœuvrés). « Nous avons axés les discutions sur certaines mesures pour faciliter leurs accès à l’information sur les
facilités que l’Etat met sur pied au profit des producteurs, les mécanismes de motivation comme les primes ; sur les moyens de productions bio, les intrants biologiques, et les techniques agroécologiques qui existent au niveau du Cameroun et de ses partenaires » a-t-elle ajouté.

Asseoir les réflexions autour de cet atelier pour des actions plus concrètes permettra aux
producteurs de cacao de réussir le défi d’un cacao durable sans déforestation au Cameroun.

machesharon1@gmail.com

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