EST-Cameroun : Le SAILD poursuit le renforcement des capacités des communautés

Du 24 au 29 juin 2024, les populations de Tête d’Eléphant, Liguim et Lom 1 dans l’Est-Cameroun récemment formées en apiculture ont effectué une inspection des ruches installées sous la supervision du SAILD.

Une quinzaine de paysans des villages Tête d’Eléphant, Liguim et Lom1 du département du Lom-et-Djerem, dans l’Est-Cameroun ont bénéficié du 24 au 29 juin 2024, de l’accompagnement du Service d’Appui aux Initiatives Locales de Développement (SAILD). En effet, ils avaient été formés il y a un mois sur les techniques modernes de production apicoles. Au terme de cette formation, 45 ruches avaient été installées par les bénéficiaires dans les 3 villages. La récente rencontre de six jours avec ces communautés riveraines du Parc National de Deng Deng était donc l’occasion pour le SAILD d’apprécier le taux de colonisation des ruches installées.

Suivi des ruches installées

Une inspection des ruches installées dans chacun des villages a été réalisée par le responsable agricole du projet OC-Deng Deng. Une première, depuis leurs installations il y’a un mois. « L’inspection a consisté à l’observation individuelle de chaque ruche ; cette opération consistait à se placer à distance et observer la planche d’envol situé à l’entrée de la ruche pour identifier la présence ou non des abeilles », confie Aristide Tchounkeu, Technicien du SAILD. Cependant après observation du corps des ruches, le bilan n’est pas satisfaisant : « Sur les 45 ruches installées dans les trois villages, seulement deux ruches ont été colonisées soit un pourcentage de 04,44% », regrette le jeune-homme.

Le technicien explique que ce mauvais résultat obtenu est dû principalement à la présence des fourmis dans les ruches non colonisées ; principales menaces de la production apicole. « Dès leurs entrées, les fourmis se multiplient, stock les œufs dans le corps de la ruche et réduisent l’entrée. Les termites ont elles aussi été observées. Ces dernières sont dangereuses car elles décomposent le bois utilisé pour la production et construisent les galeries à l’aide de la terre sur l’ensemble de la ruche » a-t-il déclaré.

De nouvelles installations faites

Pour pallier à ce problème, les ruches non colonisées ont été nettoyées et ont ensuite été réinstallées. Pour lutter contre l’envahissement prochaine des fourmis, une solution locale a été adoptée : « Avec l’ensemble des paysans, nous avons utilisé l’huile de vidange comme répulsif des fourmis. Nous l’avons badigeonné sur les supports de ruche. En plus, nous avons imbibé un morceau de tissus de cette huile que nous avons attaché sur chaque support question d’empêcher la progression des fourmis et des termites qui quittent le sol vers la ruche » révèle Aristide Tchounkeu. Par ailleurs, l’apiculture peine à décoller dans ces localités malgré l’engouement des paysans qui pointent du doigt la rareté des colonies d’abeilles. Face à cela, Aristide leur propose de déplacer quelques ruches vers d’autres lieux pour maximiser les chances de colonisation.
Ce nouvel accompagnement du SAILD envers les jeunes apiculteurs a permis de renforcer les capacités de ces communautés riveraines du Parc National de Deng Deng. Encore une action salutaire dans le cadre du projet OC-Deng Deng, dénommé « optimisation de la conservation du Parc National de Deng Deng à travers le renforcement des capacités des communautés locales riveraines sur les pratiques agroécologiques » initié par le SAILD sous financement de l’UICN à travers le programme BIOPAMA.

machesharon1@gmail.com

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