Une conférence de presse pour le régime des forêts et de la faune

Le SAILD et le GDA  deux organisations de la société civile ont conjointement informé l’opinion sur le Régime des forêts et de la faune  le 28 Juin 2024 à Yaoundé.

Le Service d’Appui aux Initiatives Locales de Développement (SAILD) et le Green Development Advocates (GDA) ont fait front commun. Les deux organisations de la société civile ont tenu une conférence de presse à Yaoundé. Elle avait pour objectifs de permettre une meilleure compréhension des enjeux du projet N° 2058/PJL/AN de la loi portant régime des forêts et de la faune au Cameroun ; ainsi qu’une meilleure communication sur son contenu au sein de l’opinion publique nationale et internationale.

Ghislain Fomou et Alain Mfoulou, experts forestiers du SAILD et du GDA, ont déroulé leurs exposés sur les avancées et les grands problèmes subsistant dans le projet de loi.

Réduire l’exploitation forestière illégale

L’interdiction de l’exportation du bois en grume, la prise en compte de certains aspects environnementaux et écologiques et une volonté d’améliorer la protection de la filière apparaissent comme les principales nouveautés soulignées dans le texte soumis aux parlementaires. « Pour booster l’économie forestière, il faut aller vers une transformation plus poussée du bois sur les territoires. Et cette loi l’indique déjà comme l’un des points majeur de la réforme. On note une grande volonté de décentralisation de la gestion des forêts » déclare Ghislain Fomou.

Alain Mfoulou & Ghislain Fomou

L’expert forestier indique que la présente loi forestière sur la table des parlementaires intègre mieux de nouveaux processus liés à la gestion des forêts : « Il y’a une volonté de réduire l’exploitation forestière illégale par exemple il y’a des infractions qui seront directement traitées devant des juridictions compétentes bien qu’il y ait quelques aménagement à faire dans les textes pour rendre cela véritablement effectif », s’en réjouit-il.

Les deux panélistes n’ont pas manqué de faire ressortir les zones d’ombres observées dans ce projet de loi. « Il y’a de grands principes qui sont présentés dans l’exposé des motifs mais qui ne sont pas très bien intégrés dans la loi. L’aménagement forestier n’est pas adapté au contexte, la gestion participative des forêts et le partage des bénéfices avec les communautés ne sont pas bien définis. L’on note une limite au niveau des droits d’accès et de prélèvement des communautés » énonce Alain Mfoulou, spécialiste des questions foncières et forestières du GDA.

Au terme de cette conférence, les enjeux de cette loi en examen au parlement depuis début juin 2024 sont clairs. Les dés sont lancés pour une meilleure protection de nos forêts et une meilleure prise en compte des droits des communautés riveraines et autochtones.

machesharon1@gmail.com

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